50 TONNES D’OR ET D’ARGENT A RENNES LE CHÂTEAU
HISTOIRE OU LÉGENDE ... COMMENT DISTNGUER LA RÉALITÉ ?
Beaucoup vous diront que dans tel endroit ou tel autre lieu il y aurait un trésor caché. D’innombrables livres et publications traitent de la question, une seule commune en France peuplée d’une centaine de personnes seulement détient le record absolu en la matière par tête d’habitant ; plus de 160 ouvrages à ce jour lui ont été consacrés ainsi que de nombreux films. Nous voulons parler de Rennes le Château dans l’Aude dont le mystère continu à intéresser ou mobiliser bon an mal an des milliers de curieux et passionnés du monde entier. L’adage populaire dit qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Alors rentrons un peu dans ce labyrinthe inexpugnable de cette fabuleuse Histoire qui n’a pas encore livré son secret où se confondent légendes et réalités.
Je connais parfaitement les lieux pour y avoir vécu plus de 25 années, je peux donc vous en parler mieux que quiconque car ce qui m’y a conduit c’est justement le Trésor. J’ai commencé par m’y implanter en achetant une maison située dans la rue principale avec un grand jardin à l’arrière situé exactement entre l’église et le château. De là, je me suis dit que je pourrais certainement accéder au souterrain qui ne devait pas manquer de partir de l’un ou l’autre de ces monuments remarquables.... et quand on est dans un souterrain allez savoir où ça peut vous conduire ! Après avoir percé sans succès la roche de petits trous de 5 cm de diamètre jusqu’à 15 mètres de profondeur, de 20 cm en 20 cm sur une ligne tracée au milieu du terrain entre église et château (avec une plate-forme de forage montée à grande peine en ce lieu escarpé), je me suis dit que la méthode manquait de réflexion. La gendarmerie s’était d’ailleurs mobilisée (en fin de chantier heureusement car je n’aurais jamais pu dormir par la suite sans avoir été jusqu’au bout de mon expérience) pour m’interdire « les fouilles » ne sachant faire la différence entre un sondage et une véritable fouille.

Avant de creuser un trou creusez vous la tête ; c’est pas génial mais c’est beaucoup plus sûr. J’ai donc repris l’histoire dans un tout autre sens ... le bon sens. Si un trésor existait en ce lieu, un si grand trésor que beaucoup s’en étaient servis au cours des temps et qu’il y en avait encore à la mort du dernier découvreur, l’abbé Bérenger Saunieres décédé en 1917, cela voulait dire que le magot devait être de taille et bien caché ....alors j’ai cherché quelle était la provenance de cet énorme dépôt qui n’avait pas dû passer inaperçu tant il devait être impressionnant ... et voilà ce que j’ai trouvé.
A Toulouse en 105 avant Jésus Christ ...
Un Proconsul Romain du nom de Cæpion a retiré du lac votif dédié à ce lieu plus de 80 tonnes d'or et d'argent refondues immédiatement pour beaucoup en lingots, lesquels ont disparu durant leur transport vers le port de Narbonne où l'on devait les acheminer à Rome chargés sur les galères de l’Empire - Historiquement reconnu par Justin, Ciceron, Strabon, Aurélius Victor et bien d’autres auteurs antiques. Le nom de Gallia Aurifera donné par César dans ses commentaires au sujet de cette région ne serait d’ailleurs pas étranger à cet énorme dépôt connu de tous sous l’antiquité et dont je vous conterai prochainement l’origine dans un autre récit. Mais revenons aux « bandits de grand chemin ». Les détrousseurs n’étaient autres en fait que les propriétaires, je veux dire par là que les Tectossages de Tolosa s’étaient divisés en deux clans, les pro-Romains qui avaient fait pacte avec l’envahisseur (on aurait pu dire des collabos) et les anti (les maquisards en quelque sorte). Avec l’accord des premiers l’avide Proconsul, contre belles promesses, s’était emparé du butin, que les seconds (les maquisards Tectossages dissidents) lui ont repris sur le chemin de Narbonne. Toute la partie Nord de l’axe Toulouse Narbonne ainsi que les plaines de la côte étaient entièrement aux mains des Romains qui y maintenaient de nombreuses garnisons, fermes et villas (domaines). Attaquer le convoi qui charriait une pareille quantité de métal ne devait pas être chose facile. Il devait être très protégé. La seule voie possible pour amener une troupe suffisante sans être vu (ce qui conditionnait le succès de l’embuscade), s’emparer du butin et s’en retourner rapidement, protégé par les défilés montagneux faciles à contrôler par un petit nombre ; c’était la vallée de l’Aude. Certains auteurs ont indiqué que le trésor aurait été repris par les Cimbres lors de la fameuse bataille d’Orange où les Romains ont essuyé une cuisante défaite ? Pourquoi aller se perdre à Orange alors que Narbonne était si proche d’autant que les Romains sachant qu’ils devaient livrer bataille n’avaient certainement qu’une seule idée ; se débarrasser au plus vite de cet encombrant transport qui les rendait vulnérables. Que Cæpion ait perdu sa propre part du butin (qui devait l’accompagner c’est logique) lors de cette défaite, c’est encore plausible mais le gros du magot n’est jamais arrivé ni à Narbonne ni à Orange ni bien sûr à Rome... Il s’est volatilisé en route.
Ce que nous savons avec plus de certitude :
A) Les dissidents Tectossages avaient juré de reprendre leur dépôt votif que les Romains avaient profané et dérobé.
B) Les mêmes Tectossages après leur scission et leur départ de Tolosa avaient trouvé refuge dans la vallée de l’Aude où l’on retrouve de très nombreux vestiges de leur présence.
C) Rennes le Château était l´un de ces lieux, et certainement le plus important pour de multiples raisons, de stratégie (au cœur de la vallée, ni trop haut, ni trop bas), de commodités (piton de 500 mètres de hauteur disposant d’une source intarissable et abondante toute l’année, ce qui est très rare en ces lieux plutôt arides durant des mois), de défense (fantastique vue d’ensemble sur toute la région, facilité de contrôle, facilité de s’échapper le cas échéant).
D) Les Oracles leur avaient demandé de reprendre le dépôt votif, sous peine de ne plus jamais retrouver la paix (dans tous les sens du terme), et de le dissimuler sous l’eau dans une caverne profonde afin qu’il échappe à la convoitise des envahisseurs.
Rennes le Château d’aujourd’hui
Anciennement Rhedæ (ou encore Rhedae, Rhedea, Aredæs Aredea, Aredes), Rennes le Château est un site unique qui depuis des millénaires a dû attirer de nombreuses populations. On y rencontre toutes sortes de vestiges, témoignages de son occupation fort ancienne, haches de pierre de bronze, rouelles et bien sur les monnaies qui s’y trouvent en grand nombre et par dessus tout les petites pièces en argent de l’époque Tectossage (avec de magnifiques têtes en relief très stylisées et reconnaissables entre toutes, dont le fameux Picasso s’est inspiré dans certaines de ses toiles). Les cavernes sont partout et au printemps il n’est pas rare d’entendre sous la terre l’eau tumultueuse gronder et mugire dans de profondes cavités. Les bergers au cours des siècles ont bien bouché les orifices d’entrées pour ne pas perdre leurs bêtes, mais le dédale des souterrains est toujours là et pour des siècles encore. Le Carla, le plateau du Lauzet, Coume Sourde, Lavaldieu, les Roches Blanches sont autant d’endroits propices aux grosses découvertes. Le village est sacré et personne ne peut y faire des fouilles de nos jours, pourtant il serait fort intéressant de pénétrer dans la grande caverne qui se trouve à 25 mètres de profondeur sous l’église (relevé sismographe d’une équipe Italienne de 1993, très bien équipée et documentée, qui à passé 15 jours à R le C avec l’assentiment de la commune à qui elle à remis un chèque de 10.000 Francs). Haute de 5 à 10 mètres dans certains endroits, son fond est constamment sous 2 mètres d’eau et de boue ....quel endroit magnifique pour y cacher un trésor !
Pour des recherches sérieuses
Les détecteurs à Inductions Pulsées seront incontournables (lire absolument nos pages sur les DEEPERS). Les machines classiques (détecteurs VLF) ne vous donneront guère de satisfaction mis à part quelques trouvailles près de la surface et jusqu’à 30 cm de profondeur. Dans les cavités la tête elliptique super sensitive du Deepers est très pratique et passe partout. N’oubliez surtout pas d'ausculter les parois (il est facile de faire un trou y cacher quelque chose et reboucher avec de la boue ....on n’y voit rien et pour longtemps !). Les mares souterraines sont propices aux caches, si l’endroit le permet passer avec un cadre de 1 m par 1 m car la terre et les dépôts caillouteux recouvrent tout et les masses lourdes descendent rapidement au fond sur le roc. Sans un détecteur à Inductions Pulsées vous pourrez passer dix fois sans rien voir tout en ayant foulé la fortune. au-dessus à l’air libre vous aurez l’occasion de faire de belles découvertes. Les caches individuelles et les magots sont nombreux à trouver en ces lieux privilégiés qui furent traversés par des dizaines de troupes en mouvement et occupés par des centaines de milliers de personnes aux cours des temps. L’endroit est superbe, des centaines d’hectares libres à prospecter, dans les chênes verts, le romarin et le thym, un paysage de rêves déserté par le genre humain qui préfère s’agglutiner dans les villes sans âme. L’endroit est divin !
Faire de la détection profonde c’est rechercher du « gros », du caché, de l’enterré, du dissimulé.
A 85 cm de profondeur, deux pots contenant au total 1.184 pièces d'or (10 F et 20 F Napoléon, 20 F type Cérès, des Louis Philippe ... etc). Un dépôt vraisemblable de l'exode ou dissimulé par un riche propriétaire terrien désirant occulter ses avoirs. Très belle découverte réalisée en France avec un Deepers (photo reconstituée)
Si vous faites de la détection avec un détecteur classique vous ne trouverez que du perdu près de la surface. On perd 1 (1 anneau, 1 pièce, 1 écu, 1 denier, 1 louis, 1 Euro). Cacher quelque chose c’est faire un trou sous terre pour y déposer 10, 100, 1000 ou 10.000 fois plus. La grande majorité des caches ont de 50 à 100 cm de profondeur à l’origine (ou plus si le butin est de taille) mais dans la plupart des cas ces profondeurs ne font que s’accentuer avec le temps, sauf pour les endroits rocailleux (Rennes le Château par exemple). Dans tous les cas pour chasser du caché vous aurez toujours intérêt à vous servir d’un détecteur à Inductions Pulsées à cadre ou muni d’une tête de 40 cm de diamètre minimum.
A vos détecteurs et bonne chasse.
Si vous voulez en savoir plus sur Rennes le Château ouvrez votre moteur favori et inscrivez ce nom complet puis appuyez sur « chercher », vous découvrirez des dizaines de sites qui lui sont consacrés dont les splendides pages pleines d'informations de Jean Patrick Pourtal que je vous engage d'ouvrir si ce thème retient votre attention:
http://www.rennes-le-chateau.org
Merci pour vos commentaires et suggestions Alain Châtillon, Président Latincom-Mex SA & Deepers Detector Co
Toutes nos rubriques, cliquez sur le diable de Rennes le Château, gardien du trésor
(il se trouve à l'entrée de l'église)